dimanche 1 avril 2012

Discours du Préfet de l'Isère au Conseil Général sur le redécoupage des cantons - 22 novembre 2013

C'est au cours de la session du 22 novembre que le préfet a présenté les grands axes de la réforme cantonale aux conseillers généraux.
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« Ce projet est donc le fruit de l’alchimie qui s’est créée en amont entre vous élus locaux, et le ministère de l’intérieur.
Ce découpage emporte une rénovation majeure de la démocratie locale.

Ce projet s’est efforcé d’intégrer trois exigences :
La première exigence est démocratique.
Nous partons d’une situation où l’écart démographique existant entre les cantons du Valbonnais et du roussillonais était de 1 à 27,97.
Ceci parce que la carte cantonale datait de la loi du 8 pluviôse an IX créant les « justices de paix », les ancêtres de nos cantons. Sur toute la France, près de 3/5e des cantons n’ont d’ailleurs pas connu de modifications de leurs limites depuis cette loi de 1801.

La carte cantonale actuelle de l’Isère reste frappée d’obsolescence, même si les deux précédentes révisions, de 1973 et 1985, ont entraîné une première prise en compte de l’urbanisation du XXe siècle et ont essayé de corriger ces déséquilibres en créant 13 cantons urbains de plus en l’espace de douze ans.

La morale républicaine et le bon sens exigent donc que cette carte soit redessinée conformément aux principes fondateurs de notre République, au premier rang desquels l’égalité devant le suffrage.
Avec ce projet de décret, le canton moyen en termes de population compte désormais 41 599 habitants, et le ratio d’écart démographique ne sera plus que de 1 pour 1,72.

La deuxième exigence est l’égalité de représentation des femmes et des hommes.
Sur 58 conseillers généraux, seules 10 sont des conseillères,soit une moyenne de 17%. Ce résultat est honorable en comparaison de la moyenne nationale de 13% mais nous devons mieux faire.
D’où la poursuite de l’innovation de la loi du 31 janvier 2007, qui impose déjà l’obligation pour chaque conseiller général d’avoir un suppléant de l’autre sexe.

Ce nouveau mode de scrutin, permettra l’élection d’un binôme composé de candidats des deux sexes. Cela fera de la France le premier pays du monde à instaurer une élection locale strictement paritaire.
Redessiner la carte cantonale est la condition sine qua non de la mise en oeuvre du scrutin binominal majoritaire.

En conséquence, le nombre de cantons a du être divisés par deux pour maintenir le futur conseil départemental au même étiage que l’assemblée actuelle du conseil général. L’Isère passera ainsi de 58 à 29 cantons en 2015.
Troisième exigence, tenir compte de la nouvelle organisation territoriale.
Il en résulte deux objectifs : respecter l’intégrité territoriale des communes et intégrer les intercommunalités au sein d’un même canton autant que faire se peut.
Nous allons, en Isère, au-delà de l’obligation légale minimale de respect de l’intégrité territoriale des communes dont la population est inférieure à 3500 habitants. Le seuil minimal dans notre département est donc proche des 25 000 habitants puisque, et l’on peut s’en féliciter, seules Vienne, Grenoble et Fontaine sont divisées en plusieurs cantons.
Les nouveaux tracés divisent les communes de Grenoble et Fontaine sur la base des Ilôts Regroupés pour des Indices Statistiques (IRIS) de l’INSEE , c’est donc l’INSEE autorité statistique indépendante qui devient garante du décompte global de la population par canton.
S’agissant du SDCI, celui-ci a été pris en compte à chaque fois que possible.
La lisibilité du suffrage démocratique est, je le crois, améliorée du fait de cette articulation entre les nouveaux cantons et les cartes communales et intercommunales. Cette carte, et c’est une innovation, anticipe d’ailleurs l’avenir puisque le territoire de la Métro correspondra peu ou prou à celui de 10 cantons : 8 cantons seront exclusivement métropolitains, 2 partiellement (Meylan et Fontaine- Vercors) .

Un projet de carte cantonale qui a cherché à tenir compte des spécificités du département.
Plusieurs points essentiels méritent, cependant, d’être soulignés.
La carte s’est, tout d’abord, efforcée de tenir compte des spécificités de notre territoire, permettant ainsi de trouver un équilibre, entre le critère démographique et la représentation de sa diversité . J’ai ainsi veillé, au cours de la concertation, à ce que nous recherchions les dérogations nécessaires pour représenter la montagne.

Deux exceptions ont été prévues au titre de la géographie montagneuse du Sud Isère : les cantons de Matheysine-Trièves, 28 920 habitants, et Oisans-Romanches, 32 917 habitants. Trois autres cantons représenteront la montagne, sans pour autant avoir nécessité de motiver une exception : il s’agit des cantons du Moyen et du Haut-Grésivaudan, et du canton de Fontaine-Vercors.
Parmi les 27 cantons sur 29 qui s’inscriront dans la fourchette de 20% autour de la moyenne départementale, le souci d’atténuer les conséquences pour les zones rurales a été constant.
Aux côtés des 10 cantons périurbains – comme le canton de Charvieu-Chavagneux, désormais le plus peuplé du département avec 49 818 habitants figurent aussi 5 cantons ruraux. Je pense par exemple aux cantons de la Bièvre ou Le Grand-Lemps. À titre de comparaison, Grenoble dispose de 3 cantons internes et d’un canton partagé avec Saint-Egrève. Ceux-ci font partie de la dizaine de cantons de grande agglomération qui comprend également Le Pont-de-Claix ou Saint-Martin d’Hères.
Ce nouveau dessin est, à n’en pas douter, le gage d’une représentation de la diversité des territoires isérois et du maintien du lien de proximité que vous nourrissez avec nos concitoyens.
Sa réalisation s’est en pratique traduite par le souci chaque fois que cela a été possible, d’opérer des réunions de cantons : 31 des anciens cantons, soit plus de la moitié, ont ainsi été intégralement inclus dans les nouveaux cantons, et 13 autres l’ont été à seulement une ou deux communes près.
Dernier élément, qui a son importance : la perte par certaines communes de leur qualité de chef-lieu de canton, à l’occasion du renouvellement général de 2015, n’aura pas d’impact sur la répartition de la DSR « bourg-centre » avant 2017 ; puisque, comme vous le savez, celle-ci est calculée sur la base des données connues au 1er janvier de l’année précédant sa répartition.
Chaque canton sera désormais doté d’un bureau centralisateur, le plus souvent dans sa commune la plus peuplée, dont le rôle ne recouvre plus que la centralisation des procès verbaux des cantonales. »

samedi 24 mars 2012

Madeleine Wagner, artiste peintre

Madeleine WAGNER est née Madeleine VINCENT à Chalon sur Saône en 1910. Son père, Pierre Vincent était luthier facteur d'orgues. Il avait son atelier au 44 Grande Rue. Sa mère tenait le magasin de musique et toute la famille (elle avait deux sœurs) habitait l'appartement au dessus à la même adresse. Dès son jeune âge, Madeleine est intéressée par tout ce qui touche aux Arts ; le milieu familial y est propice, l'atelier de son père est un lieu de rencontre entre artistes. Madeleine va mener de front ses études classiques et artistiques ; elle étudie le dessin et la musique.
En 1933, elle épouse Maurice Wagner, employé à la faïencerie de Digoin, où ils s'installent pendant quelque temps. De 1938 à 1943, elle poursuit sa formation artistique aux Beaux Arts à Paris. Elle y fréquente les ateliers de professeurs de renom. En 1939, elle passe avec succès, à l'E.N.S.des Beaux Arts, le concours du Professorat de Dessin. Elle décroche le Degré Supérieur du Professorat d'Arts Plastiques et obtient son diplôme en 1943. Entre-temps, la guerre est déclarée, Maurice Wagner est mobilisé puis fait prisonnier. Il ne rentrera de captivité qu 'en 1945 (leur fille Marie-Odile naîtra l’été suivant). En 1940 Madeleine est nommée pour son premier poste à Joigny à l'Ecole Primaire Supérieure où elle va enseigner jusqu'en 1942 au Château des Gondi. Puis ce sera Sens, Le Creusot, Tournon en Ardèche et à l'été 1945 elle est nommée au Lycée Stendhal de Grenoble qu 'elle ne quittera qu 'en 1973 pour terminer sa carrière à Paris, au Lycée Honoré de Balzac. Elle se consacre alors totalement à sa peinture et multiplie les expositions. Après la disparition de son mari en 1998, elle quitte son atelier parisien près de Beaubourg pour se rapprocher de sa famille à Lyon.
C'est cet itinéraire professionnel et artistique, de sa Bourgogne d'origine à la capitale, jalonné de très nombreuses oeuvres, qu 'elles soient aquarelles, sanguines ou huiles sur toile qui a servi de canevas à l'exposition de Chalon sur Saône, pour vous offrir un aperçu de son beau parcours de femme peintre. Les louanges des critiques qui ne se sont jamais démenties, les nombreux prix et récompenses qu 'elle a glanés aussi bien en France qu 'à l'étranger, la reconnaissance de ses pairs, l'accueil du public, l'admiration de ses proches sont autant de preuves de la réussite d'une carrière longue de toute une vie. Cette grande artiste s'est éteinte en 2002 et repose dans le petit cimetière de Proveyzieux dans le massif de la Chartreuse, sa résidence et son atelier d'été, mais son oeuvre immense demeure.

jeudi 22 mars 2012

Terre de Sienne



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samedi 3 décembre 2011

Programme détaillé du TELETHON à Quaix en Chartreuse

L'AS QUAIX avec le soutien financier de la Municipalité, l'aide du club de l'Amitié, de la chorale Quaix des chants et la participation de musiciens locaux, a établi le programme d'animations suivant :
SAMEDI 03 DÉCEMBRE SALLE POLYVALENTE DE QUAIX
14h00 - 16h00 : préparation, cuisson de soupe de légumes et soupe de potirons, confection des flambeaux.
16h00 - 17h00 : répétitions puis interprétation « avec votre présence la plus nombreuse possible » de la chanson --La Chartreuse- (paroles en pièce jointe) sous la conduite de Quaix des Chants qui exécutera ensuite quelques morceaux de son répertoire.
17h00 - 18h00 : marche sur une boucle de 3 km avec lampes frontales (pensez à vous munir de vos lampes personnelles) et flambeaux : départ par le chemin du château vers la route de la Méarie avec retour vers la salle po par la route; ; les flambeaux seront remis à la hauteur du "grand contour".
18h00 - ....... Vente des soupes à emporter « à votre bon cœur » (amenez vos récipients) ou consommation sur place avec fromage et dessert contre une participation financière de 5 euros
BUVETTE (bière, vin chaud ou froid, jus de fruits) ANIMATION MUSICALE
Possibilité de verser vos dons (en remplacement de l'appel téléphonique au 3637) par chèques dans l'urne présente pour cet usage ; le reçu fiscal déductible des impôts émis par l'AFM vous parviendra directement par la suite.
Pour tout savoir sur l'AFM, le téléthon, vous pouvez consulter le site http://coordination38s.telethon.fr

mercredi 23 novembre 2011

Chanson "LA CHARTREUSE"

Le plus beau pays de la France
Voulez-vous connaître son nom
Venez voir les monts qui s’élancent
Autour du val des Entremonts
Regardez nos fleurs et nos neiges
Les forêts de grands sapins noirs
Dans cet air qui nous allège
Vous saurez son nom dès ce soir.

REFRAIN
Ce pays c’est la Chartreuse
Tout là-haut plus près du ciel
Il nous fait l’âme joyeuse
Notre amour est éternel
Bénissons notre fortune
Car il faut le dire encore
La Chartreuse il n’en est qu’une
C’est pour nous le seul trésor

Sous le regard bleu des gentianes
Qu’il est beau l’été de chez nous
On voit fleurir la valériane
Et le lys nous fait des yeux doux
Là-haut dans le vent de l’alpage
Nos troupeaux resteront 3 mois
Leur Lait sent bon l’herbe sauvage
Au royaume vert des chamois.

REFRAIN

Quand l’automne empourpre les branches
Chez nous c’est l’enchantement
Et lorsque vient la neige blanche
Il neige des fleurs de printemps
La montagne met son diadème
Elle se marie au soleil
Ah mon beau pays que je t’aime
Ailleurs tu n’as pas ton pareil

REFRAIN

mardi 28 juin 2011

dimanche 9 janvier 2011

L’assainissement et le PLU seront les thèmes des travaux municipaux

C’est en présence du conseiller général Pierre Ribeaud, de la Présidente du Parc Naturel Régional de Chartreuse Eliane Giraud, et des maires du canton, que Christiane Raffin, entouré de son conseil municipal, a présenté ses vœux à la population de Proveysieux.
Presque à mi-mandat, l’édile a tout d’abord voulu saluer et rendre hommage à son équipe et aux débats consécutifs à cette « aventure collective » en rappelant que « discussions, idées et points de vue différents échangés jouent un rôle essentiel dans le débat démocratique ». Christiane Raffin a aussi insisté sur son rôle délicat de maire, passionnant mais difficile : « dans un petit village où nous nous connaissons tous, nos décisions sont parfois difficiles à prendre et pourtant, elles nous appartiennent. Dans l'intérêt général, je dis plus souvent "non" que "oui"; il faut résister aux pressions amicales et aux intérêts particuliers ».
La maire a ensuite fait un bilan de l’année écoulée avec notamment des chantiers qui ont pu aboutir : les travaux de la 2ème tranche d'enfouissement des réseaux secs au Mollard mais aussi et surtout les travaux autour de l'école qui ont permis d’accueillir 59 enfants à la dernière rentrée scolaire. L'ouverture d’une 3ème classe sur le village aura sans aucun doute été l’événement marquant de 2010.
Parmi les sujets qui font beaucoup grincer les dents des habitants en ce moment, ce sont l’assainissement et le SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif). « Avec l'assainissement non collectif, ce qui est le cas sur notre commune, nous... nageons en... eau trouble ! », précise même la maire. Depuis trois ans que les contrôles ont été lancés, à l’initiative de la Communauté de Communes du Balcon Sud, les résultats sont quasiment catastrophiques quant aux diagnostics : « Une poignée de dispositifs conformes, une pelletée de dispositifs non conformes tolérables et des brouettées d'installations non conformes strictes ! » résume ainsi Christiane Raffin, un peu désespérée !
Face à cette situation, les élus ont décidé de lancer en ce début d’année 2011 un appel d'offres pour l' établissement d'un schéma directeur d'assainissement et d'un zonage qui sera réalisé après une enquête publique.
L’édile a aussi annoncé que cette étude serait le début de l’ouverture d’un dossier beaucoup plus large : l'élaboration d'un PLU (Plan Local d’Urbanisme) qui devrait à terme remplacer le POS. Nul doute que ce dossier fera également réagir les Proveysards quand on sait l’importance que prennent les dossiers d’urbanisme dans la vie de chacun.
Pour 2011, l’équipe municipale espère concrétiser des projets qui n'ont pas pu être réalisés en 2010 : l'entretien des bâtiments communaux, les aménagements des abords de la mairie et l'accessibilité de la voirie. La voirie, il en était aussi question dans les priorités intercommunales avec la poursuite du goudronnage des voies dégradées. Voirie encore, départementale celle-ci, avec la réfection fin 2010 des talus et la pose de filets de protection des chutes de pierres, une intervention « qui n’a pas résolu tous les problèmes et qui devrait se normaliser dans les mois à venir et trouver des solutions », comme le souhaite la maire.
Dans son long discours, Christiane Raffin a encore abordé de nombreux thèmes (Maison forestière de la Charmette, incendie des Grandzgousiers, suppression de la taxe professionnelle, crise nationale…) avec notamment le portage des repas, « une ombre au tableau », selon elle. Une piste à l'étude, avec le CCAS de St-Egrève, pourrait voir le jour pour des bénéficiaires de l'APA.
Pour conclure ses propos, Christiane Raffin a souhaité à Proveysieux, une commune encore préservée et enviée, qu'elle développe tout le potentiel, toutes les capacités dont elle dispose.

mardi 7 décembre 2010

Les cours de Tai Chi reprennent

L’association Émouvement démarre un nouveau cours hebdomadaire de Tai Chi Chuan et Feldenkrais. Ça se passe au Dojo intercommunal de St Martin le Vinoux, chaque vendredi de 17h15 à 19h.

Le Tai Chi Chuan, c'est l'art martial ancien le plus pratiqué à ce jour dans le monde. Comme exercice de santé, il agit à la fois sur le physique et le mental. Des gestes précis et codifiés et une respiration adaptée permettent d'améliorer concentration, coordination et équilibre, en vue de favoriser la détente de l'esprit et la circulation de l’énergie (Chi) à travers le corps.

Ce cours propose l'apprentissage du style Yang perpétué de génération en génération par la famille Dong (www.dongtaichi.com).

La méthode Feldenkrais® «prise de conscience par le mouvement» est particulièrement adaptée à l'apprentissage des principes de base du tai chi chuan. Elle permettra à l'étudiant de trouver des moyens pour dépasser les difficultés qu'il pourra rencontrer lors de l'apprentissage de mouvements nouveaux ou inhabituels, d'abandonner peu à peu les tensions inutiles, de réaliser des gestes plus justes favorisant la fluidité et l'efficacité (www.feldenkrais-france.org).

Cette démarche permettra éventuellement d'exécuter de manière autonome cette séquence de postures du Tai Chi Chuan appelée "forme" ou parfois "boxe de l'ombre" (lutte avec un partenaire invisible).

Les enseignants :

- Barbara Ziegler, enseigne l'art du mouvement depuis 35 ans, certifiée de l'International Feldenkrais Fédération (Strasbourg 2000)

- Eric Ziegler, 25 ans de pratique du Tai Chi Chuan, travaille avec le maître Alex Dong depuis 10 ans et certifié pour enseigner le style de la famille Dong

Dates : le vendredi, 17h15- 19h

Tarifs :

- formule de découverte : 20 € pour 3 cours (à prendre dans une période de 6 semaines)

- trimestre de 8 cours : 70 €

- Adhésion à l'association : 8 €

Informations complémentaires :

- Public : toute personne avec l'esprit d'un débutant

- Tenue vestimentaire : vêtements chauds et amples, chaussons d'intérieur ne laissant pas de marques (tapis)

- Dojo intercommunal : 3199 rue Petit Lac, 38950 Saint Martin le Vinoux (à côté piscine Tournesol).

Pour renseignements ou inscriptions, téléphoner (04 7656 8784) ou envoyer courrier électronique (moming@me.com). Jusqu'à ce que le cours soit stabilisé, prévenir avant de venir au cours.

Association Émouvement

Le Village

38950 Quaix en Chartreuse

Tel. 0476 56 8784

jeudi 11 février 2010

Les orientations budgétaires du Balcon Sud

Réunis en conseil syndical, les élus de la CCBSC (Communauté de Communes du Balcon Sud) ont présenté leurs orientations budgétaires pour l’année 2010.

Pour l’année écoulée, les dépenses d’investissement (180 303,98 €) ont diminué globalement de 68,71 % par rapport à 2008. En 2008, de gros travaux d’investissement avait été réalisés notamment sur Le Sappey avec la fin de l’aménagement du Centre-bourg et la sécurisation de la route de la croix de Chorres.

Pour l’année à venir, les élus prévoient des dépenses de fonctionnement de 388 000 €, soit 15 % de plus qu’en 2009. Notons l’arrivée d’une jeune webmaster, Pauline Bozon, qui devrait s’occuper plus particulièrement de la communication de la CCBSC (site Web et journal) dans le cadre d’un emploi aidé d'une année (CAE passerelle).

Les investissement prévus pour l’année 2010 (996 905 €) concernent, entre autres, des dépôts de bois sur Proveysieux et Sarcenas, une étude pour un sentier thématique au Sappey et la sécurisation du ruisseau La Loue, toujours au Sappey. Une partie du budget est également prévue pour des études de faisabilité de logements à Sarcenas et d’équipement pour création de logements au Sappey (projet OPAC). Toutefois, le principal poste d’investissement concerne toujours la voirie avec un montant de 750 000 €. Pour équilibrer la section d’investissement, la CCBSC devrait avoir recours à un emprunt de 140 000 €.

Parmi les autres sujets débattus lors de ce conseil syndical, notons l’arrivée en janvier de Guillaume Daydé, nouvel architecte conseil, en remplacement de M. Chaeib.

Pour clore leurs travaux, les élus de la CCBSC ont souhaité avoir des rencontres plus fréquentes et constructives avec les agriculteurs du Balcon Sud de Chartreuse. La mise en place du PPT (Plan Pastoral Territorial) élaboré avec les élus du Parc Naturel Régional de Chartreuse, et qui devrait concerner une branche plus large des exploitants agricoles, semble poser problème aux élus communautaires qui regrettent d’être peu ou pas consultés pour la mise en place des dossiers. La création d’une association regroupant élus, techniciens et agriculteurs pourrait être une réponse à l’avancée de ce dossier.

Compte rendu détaillé sur le site de la CCBSC

Article paru dans l'édition du 11 février 2010 du Dauphiné Libéré

mercredi 13 janvier 2010

Des vœux et des projets pour l’école

Entourée de son conseil municipal, de Pierre Ribeaud, conseiller général du canton et des maires des communes voisines, Christiane Raffin a présenté ses vœux aux Proveysards.

L’édile est revenue très longuement sur le bilan de cette année 2009 et notamment sur cette crise financière et économique qui, faute d’aides et de subventions, n’a pas permis de réaliser de gros investissements sur la commune, excepté la réalisation du parking de Rigaudière. Deux déceptions de taille, la 2ème tranche d'enfouissement des réseaux secs au Mollard, et le projet "Ecole Numérique Rurale" qui n'a pas été retenu par l'Inspection Académique. Une situation que Christiane Raffin dénonce : « Une fois de plus, la fracture entre la ville et la campagne s'accentue, mettant nos enfants des Hauts de Chartreuse sur un plan d'inégalité par rapport aux enfants d'en-bas ».

L’école sera encore et toujours au centre du débat et des enjeux de la commune en 2010. Face à l'augmentation des effectifs scolaires (57 enfants à la rentrée prochaine), la municipalité compte bien se mobiliser pour demander l'ouverture d'une troisième classe, une demande soutenue par les parents et les associations périscolaires. Des subventions ont déjà été demandées afin de réaliser des travaux de redistribution des salles de classes ainsi qu’un réaménagement de la cantine et une sécurisation du préau en vue de cette ouverture.

Chistiane Raffin a également rendu hommage au tissu associatif de Proveyzieux « qui fait preuve d'un dynamisme remarquable, preuve qu'il fait bon vivre chez nous ! » avec ses huit associations qui se partagent des activités aussi diverses qu'intéressantes.

Le maire de Proveyzieux est enfin revenue sur la réforme des collectivités territoriales et notamment sur les difficultés financières qu'affrontent les collectivités locales : « Je suis inquiète quant aux réformes annoncées ; (…) .. grandes sont mes inquiétudes sur ce que sera demain le rôle des communes ».(…) « nous devons faire face à une crise financière sans précédent : stagnation des ressources, diminution des subventions du Conseil Général, des dotations de l'Etat, recul des services publics, alors même que s'accroissent nos compétences, donc nos besoins ».

Pour terminer sur une note d’espoir, Chistiane Raffin a conclu son discours par cette phrase : « Qu'il me soit permis d'espérer, qu'à notre modeste échelle, nous contribuions à préserver notre planète, en faisant appel à notre responsabilité collective de citoyen et en essayant de montrer la voie aux générations futures ».

dimanche 6 septembre 2009

Cours de Qi Gong et de Tai Chi Chuan à Quaix

Pour la saison 2009-2010 l'association Émouvement organise un cours hebdomadaire de Qi Gong et de Tai Chi Chuan. Ça se passera le lundi soir (20h- 21h30) à la salle polyvalente de Quaix.
Qi Gong et Tai Chi Chuan sont pratiqués comme des exercices de santé qui agissent à la fois sur le physique et le mental. Certains y voient une forme de méditation en mouvement qui permet la circulation de l’énergie (Chi) à travers le corps. Une respiration adaptée et des gestes précis permettent de développer concentration, coordination et équilibre, en vue de favoriser la détente de l'esprit.
Le cours actuel se compose d’exercices d’échauffement, d’exercices à deux, de l'apprentissage des principes de base, d’exercices pour améliorer sa posture, son sens de l’orientation et sa dextérité, et de la pratique progressive de diverses séquences de postures appelées formes.
Environ 10 cours par trimestre.
Cours d'essai sans engagement pour ceux qui ne connaissent pas ou se demandent si cette activité est faite pour eux.
Dates pour le 1er trimestre de l’année scolaire 2009-2010 :
7-14 septembre, 12-19 octobre, 9-16-23-30 novembre et 7-14 décembre
Tarifs :
- 70 € pour le trimestre complet ou cartes de 4 cours à prendre dans le trimestre (35 € la carte)
- Adhésion annuelle à l'association : 8 €
Informations complémentaires :
- Style de Tai Chi Chuan : forme de style Yang (famille Dong, http://www.dongtaichi.com/)
- Public : adultes et jeunes adultes
- Tenue vestimentaire : vêtements amples plutôt que collant, chaussures pour l'intérieur (chaussons, tennis propres…)
Merci d’en parler autour de vous pour informer ceux qui n’ont pas accès à Internet ou y accèdent occasionnellement.
PS : Projet de mini-stages le samedi pendant l'année : Qi Gong et Tai Chi, éventail Shaolin.
Fréquence et dates selon les disponibilités de la salle polyvalente (investigation en cours)
Association Émouvement
Le Village, 38950 Quaix en Chartreuse, Tel. 04 76 56 81 09

mercredi 2 septembre 2009

Les Queylards se mobilisent pour les transports alternatifs collectifs

En ce début d'année scolaire, chacun tente d'organiser ses trajets au mieux entre Quaix et la destination de son lieu de travail, du lycée des enfants, etc...
Pour faciliter et optimiser ses trajets, il n'est pas inutile de rappeler les points suivants :
1) Les bus scolaires descendant le matin sur Saint Egrève et Grenoble, et remontant l'après-midi, acceptent les passagers non scolaires dans la limite des places disponibles, ce qui pour le bus de Grenoble au moins, n'a jamais posé de problèmes. Le passager non scolaire doit s'acquitter d'un titre de transport à acheter à l' Agence Transisère du Square
11 Boulevard Agutte Sembat. Vous trouverez les horaires sur http://www.transisere.fr/, lignes GRE01 ou STE02.
2) Il existe sur Quaix un site de covoiturage, http://www.autoquaix.com/, qui vous permet d'afficher les trajets que vous comptez faire régulièrement ou occasionnellement. Vous pouvez ensuite contacter directement les personnes ayant des trajets similaires. Le mode d'emploi du site se trouve sur la page d'accueil ; il faut vous inscrire (c'est gratuit) préalablement auprès du modérateur.
3) Une liste de diffusion sur Quaix, uniquement dédiée aux demandes et offres de covoiturage va être prochainement créée ;
4) Une consigne à vélos, fermée la nuit et le dimanche, est en service au parking de l'esplanade (en face de la station essence). Pour un coût de 16 euros par trimestre, il est possible de laisser sa voiture dans le parking gardé le jour, et se déplacer ensuite à vélo. Les abonnements sont à retirer à la gare de Grenoble (métrovélo en sous-sol).
Un petit groupe de personnes sur Quaix se mobilise pour que de telles consignes soient créées ailleurs, notamment à Saint-Egrève.
5) Des badges d'autostop permettant une meilleure reconnaissance des autostoppeurs de Quaix ont été fabriqués. Se renseigner auprès de Béatrice Baudot : baudotba@orange.fr

lundi 31 août 2009

La rentrée scolaire se prépare

Ce n'est pas encore l'effervescence de la rentrée, mais déjà enseignantes et élus sont sur le pied de guerre pour ce jeudi. Pour la troisième année consécutive, Elodie Guérin assurera l'encadrement de la classe enfantine et la direction de l'école. Cinq petits nouveaux vont faire leur entrée, rejoignant ainsi 12 autres enfants pour un effectif de 20 en classe maternelle. Pour la classe élémentaire, il y aura cette année 25 enfants sur quatre niveaux (8 CP, 6 CE1, 4 CE2 et 7 CM1). Céline Rioux assurera cette classe unique à 3/4 temps, secondé un jour par semaine par Florence Ainaud, une nouvelle enseignante. Les effectifs de l'école pour cette nouvelle rentrée sont donc en légère hausse, passant de 41 à 45 enfants. Autre petit changement dans l'encadrement de l'école, l'arrivée d'une nouvelle ATSEM, Emilie Durand remplaçante de Karine Goujon qui quitte avec regret l'école de Proveysieux après dix années de présence. Annick Roche, l'autre ATSEM reste, quant à elle, fidèle au poste. Evelyne Borgel et Fatima Dobrilla, personnel municipal, assureront l'encadrement de la bibliothèque et du restaurant scolaire. Par ailleurs Evelyne Borgel s'occupera aussi de la garderie, entourée de bénévoles, un service pris en charge par l'Association de Parents d'Elèves. Pour cette rentrée 2009, l'effort de la municipalité s'est porté essentiellement sur le matériel électroménager, avec un changement du lave-vaisselle, du four et du réfrigérateur. Il faut dire qu'avec un effectif qui avoisine les trente enfants certains jours à la cantine, les locaux sont parfois un peu exigus. Ce service demande donc de plus en plus de moyens.
Cette rentrée 2009 ne sera pourtant qu'un avant-goût de ce qui pourrait se passer dans un an. En effet, avec un effectif annoncé de 55 enfants pour l'année scolaire 2010-2011(*), les enseignants espèrent l'ouverture d'une troisième classe. La municipalité se prépare aussi à cette éventualité puisque des demandes de subventions sont déjà en cours pour une réorganisation complète des locaux scolaires en 2010. En attendant cette échéance, les élus restent fidèles à la tradition lancée par les précédentes municipalités avec, comme chaque rentrée scolaire, un pot d'accueil convivial pour parents et enfants, mais aussi pour toutes les personnes qui font de l'école une plaque tournante de la vie du village.

(*) Pour les années scolaires 2011-2012 et 2012-2013, les effectifs sont déjà de 55 enfants.

Pour l'école voisine de Quaix en Chartreuse, voir le blog de Philippe Faucheux en cliquant ici

dimanche 17 mai 2009

A la découverte des plantes sauvages comestibles

Un auditoire passionné par les conseils de la spécialiste

Ce samedi matin, ils étaient une grosse quinzaine à parcourir le chemin qui mène de Pomarey à Savoyardière à Proveysieux, à la recherche de ces herbes folles qu’on dit souvent mauvaises. Pas mauvaises pour tout le monde et surtout pas pour Dominique Coll, animatrice de l’association « Les Coll Buissonnières ».
On attache en fait très peu d’attention à toutes ces plantes sauvages qui nous entourent et qui peuvent être la base de plats, entrées ou salades, sauces ou pâtés végétaux, de tous ces savoirs populaires qui se sont transmis de génération en génération. L’ail des ours pour parfumer les omelettes, la pâquerette dont on utilise les boutons comme des câpres ou le chénopode Bon Henri qui remplace avantageusement l’épinard, on trouve dans la nature de quoi faire un vrai repas. Et que dire de ces plantes qu’on a traités pendant des années à coups de piochons ou de désherbants chimiques comme l’ortie, le chiendent, la mâche sauvage ou le pourpier dont les vertus culinaires savent se faire découvrir à qui sait les cuisiner. Pendant quelques heures, Dominique Coll a su passionner son auditoire, curieusement presque essentiellement féminin. Toutes (et tous) ont pris notes et photos, enregistré les recettes oubliées de nos grand-mères et sont partis « à la découverte de ce paradis perdu, dans ce sanctuaire que représente encore la Nature et son héritage comestible », comme le disent Catherine Charmetant et Philippe Rivault dans un récent ouvrage (*). Après un pique-nique à base de ces végétaux qu’on aura sûrement croisés le long d’un chemin creux, on a trinqué avec le sirop de sureau ou le vin de merise en se promettant de mettre en pratique tout ce qu’on avait appris au cours de ces quelques heures de glanage.
(*) De la cueillette à l’assiette, par Catherine Charmetant et Philippe Rivault –Jouvence Editions

Dominique Coll, une passionnée des herbes folles

Dominique Coll nous explique les vertus du bouleau

C’est par ses racines familiales que Dominique Coll est venue à s’intéresser aux vertus culinaires des plantes. Son père, sa mère, mais aussi sa grand-mère, qui lui ont transmis leurs savoirs et recettes. Deux années à l’Ecole lyonnaise des plantes médicinales sont venus compléter sa formation. Des rencontres intéressantes aussi, avec des spécialistes, Thierry Thévenin et Pierre Lieutaghi, auteurs d’ouvrages qui font autorité dans le domaine, et surtout Virginie Lapierre, une botaniste « de terrain » qui a assuré son apprentissage le long des pentes de Chartreuse.
Educatrice au Ministère de la Justice, elle a su montrer son savoir auprès des populations qui n’étaient pas forcément prêtes à aborder ces sujets. Depuis, grâce à son association, elle a fait de l’art de la cueillette sa principale activité. Cuisine et fabrication de liqueurs, vins et confitures, animation de fêtes populaires, de stages et sorties, on se presse pour écouter et suivre ses conseils.

(*) Les Coll Buissonnières – Courriel : dominique.coll@laposte.net

mercredi 1 avril 2009

Les élus de Proveysieux ont présenté leurs projets pour 2009

Après adoption des comptes administratifs 2008, qui reflètent les dépenses et les recettes effectivement réalisées l'an passé, les élus du conseil municipal de Proveyzieux ont voté les différents budgets pour 2009.
Le budget général s’élève à 289300 € en fonctionnement et à 196210 € en investissement ; celui de l’eau s’élève à 88067 € en fonctionnement et 213946 € en investissement.
Le conseil a également voté une hausse de 2% sur les taux de la taxe d'habitation et de la taxe foncière bâti. Les taxes foncière et professionnelle restant aux mêmes taux que l'an dernier, respectivement 58,94 % et 15,97 %.


Parmi les grosses dépenses prévues au budget d'investissement, le conseil prévoit le remplacement éventuel du camion communal, une dépense qui devrait avoisiner les 32000€. Autre dépense importante, l'aménagement du parking de Rigaudière (13200€), dont les travaux d’abattage et de débroussaillage ont déjà commencé et qui devraient se poursuivre ce printemps.
Par ailleurs, des réserves de trésorerie ont été prévues pour des travaux sur les bâtiments scolaires. Un bilan énergétique devrait être effectué ces prochains mois. En raison d’une hausse sensibles des effectifs de la cantine scolaire, la construction d'une bâtiment supplémentaire ou un réaménagement de l’existant pourait être envisagé. Toujours à l’école, une réfection du préau devrait être entreprise cette année.
Sur le hameau du Mollard, la deuxième tranche de travaux d'enfouissement des réseaux secs, initialement prévue en 2009, ne sera finalement pas réalisée cette année car la subvention attendue du Conseil Général n’a finalement pas été octroyée.
Différentes autres délibérations ont été prises encore au cours de ce conseil :
- La vente de la licence IV communale au particulier qui l'exploite sur la commune au prix de 5500€ (transaction en cours).
- Une prestation d'assistance cartographique par l’Office National des Forêts, pour le débroussaillement des secteurs situés dans les massifs classés à risques d'incendie, ceci suite au sinistre du Néron de 2003.
Le conseil municipal a également dénoncé la convention signée en 2000 avec la Société SERGADI, qui gère le réseau d'eau potable sur la commune, et devrait lancer, donc, un appel d'offres pour ce service.

vendredi 6 mars 2009

David Michallet, mission aux Kerguelen

Il est parti avec la mission 56, une mission qui emmène chaque année, depuis plus d’un demi-siècle, quelques poignées de chercheurs dans ces territoires perdus de l’hémisphère Sud. On les appèle les TAAF, les Terres Australes et Antarctiques Françaises. Il y a la Terre Adélie, en Antarctique, dont la renommée n’est plus à faire depuis la diffusion du film : « La marche de l’empereur », mais il y aussi d’autres îles moins connues : Crozet, Amsterdam et les Kerguelen. C’est dans ce dernier archipel que David Michallet est parti en tant que chargé d’environnement, Volontaire à l'Aide Technique (VAT).
Sa mission consistait à gérer les espèces animales introduites, souvent par erreur, il y a quelques décennies, une époque où l’écologie n’était pas forcément à l’ordre du jour et ou on se préoccupait peu de ces introductions animales et de leurs conséquences désastreuses pour l’environnement..
Il y a quelques espèces domestiques comme les chats ou les bovins en surnombre, mais il y a aussi des espèces sauvages comme le renne, le mouflon que David était chargé de dénombrer, avant d’établir des programmes d’éradication pas toujours très agréables.
Pour toux ces travaux, il a parcouru une bonne partie de l’archipel à pied. Pas de routes, encore moins de chemins ou sentiers sur ces territoires, ces îles où aucun arbre ne pousse. Pas vraiment hostile, mais difficile d’accès « il faut parfois franchir des torrents avec de l’eau jusqu’aux cuisses, on finit notre journée trempés et on repart le lendemain avec les mêmes chaussures mouillées de la veille », précise David. Les cartes sont imprécises et ne mentionnent pas forcément la barre rocheuse qui est en travers de leur chemin aujourd’hui. Les hébergements sont précaires et spartiates : une cabane accrochée en bord de mer servira de point d’attache pendant quelques jours ou quelques semaines, « le temps d’une manip. », comme dit David. Ici, les animaux sont rois. Pas besoin de jumelles pour les observer. La Nature et rien que la Nature. La solitude, mais celle-là, David l’ayant côtoyée pendant 18 mois, a su l’apprivoiser. Albatros et manchots papous, skuas et éléphants de mer ont fait partie de son horizon pendant ces mois inoubliables.
C’est cette aventure que David Michallet a voulu partager avec les habitants de Proveysieux. Sa conférence a attiré une bonne centaine de personnes dans la salle des fêtes du village, tous émerveillés par les fantastiques paysages de ces îles du bout du monde qu’a ramené l’enfant du pays.


Pour en savoir plus sur les Kerguelen
Les îles Kerguelen, jadis surnommées îles de la Désolation, constituent l'un des cinq districts du territoire des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Ces îles d'origine volcanique, presque aussi grandes que la Corse, éloignées de plus de 3 300 km de la terre habitée la plus proche, sont balayées en permanence par des vents forts, sous un climat océanique froid mais non glacial. Découvertes seulement à la fin du XVIIIe siècle par Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec, ces terres qui portent son nom, sont restées, malgré quelques tentatives de colonisation, dépourvues d'habitants permanents. Depuis 1950, la France assure le fonctionnement continu de la station de Port-aux-Français, base logistique, technique et scientifique où se relayent régulièrement 60 à 100 personnes. Sur ces îles, les étés sont frais avec des températures moyennes de l’ordre de 6-7 degrés et les hivers sont peu rigoureux avec des températures sous abri de l’ordre de 1 à 2 degrés

lundi 2 mars 2009

Les produits bio coûtent-ils plus chers ?

Le prix est communément cité comme un frein majeur à l’achat bio par 78 % des acheteurs de produits bio (enquête CSA-Agence Bio, 2007). Cela mérite d’y regarder de plus près.
Vu de notre porte-monnaie de consommateur, même si les prix ne sont pas identiques selon que l’on achète directement chez le producteur ou dans un point de vente – spécialisé ou non –, il est vrai qu’en moyenne les produits bio sont plus chers. Le différentiel s’inscrit dans une fourchette comprise entre 0 et 50 %, selon que le produit est plus ou moins transformé.
Plusieurs explications à cela, parmi lesquelles les faibles volumes commercialisés et la dispersion des fermes sur tout le territoire, les contrôles systématiques et les analyses régulières, l’âge plus élevé des bêtes avant leur abattage, une productivité moindre, etc., qui augmentent les coûts de
production et de logistique. Les pratiques culturales en bio nécessitent également plus de main-d’oeuvre et bénéficient de moins d’aides que l’agriculture intensive, de l’ordre de 20 % en moyenne d’après la Fnab9.
Mais ce n’est qu’une partie de la réponse. Pour qu’elle soit complète, d’autres facteurs doivent être pris en compte. Les consom’acteurs bio, conscients qu’un bon équilibre alimentaire est nécessaire à leur santé, modifient leurs comportements. Ils privilégient les fruits et légumes frais, en premier lieu ceux de leur région, les céréales et légumineuses (en vrac), et minimisent
leur consommation de viande et de plats prêts à l’emploi. (>>> 10 et 12) En outre, de nombreuses études confirment que les aliments bio sont plus riches en nutriments que ceux du conventionnel (20 à 75 % de plus en vitamines, protéines, oligo-éléments, sels minéraux...). Leur poids en matière sèche est de 20 à 25 % plus élevé ! Même s’ils sont plus chers, ils sont plus nutritifs donc on peut en acheter moins. Enfin, les prix des produits conventionnels non bio n’intègrent pas les dégâts environnementaux, sociaux et de santé générés par leur production et leur consommation. Leurs coûts sont supportés par la collectivité des citoyens. (>>> 6)
En conclusion, le budget alimentaire d’une famille consommant bio peut être équivalent voire inférieur à celui d’une famille consommant non bio. Et si tout le monde mangeait bio, la bio serait encore moins chère et les coûts de santé et de dépollution diminueraient.
Source : BioConsom'Acteurs

mardi 10 février 2009

Les orientations budgétaires du Balcon Sud

Lors de la dernière réunion de la Communauté de Communes du Balcon Sud de Chartreuse (CCBSC) qui s’est tenue récemment en mairie de Proveysieux, les élus ont pu débattre sur les orientations budgétaires qu’ils comptent mettre en place pour l’année 2009.
Plusieurs de ces actions entamées l’année dernière, mais non finalisées, seront poursuivies. Il s’agit notamment de l’aménagement de la maison Sole à Quaix en Chartreuse, une bâtisse qui devrait pouvoir accueillir, dans les prochaines semaines, le siège de la CCBSC. Il s’agit également de la requalification du centre de village de Sarcenas, « un aménagement qui permettrait de relier harmonieusement parties hautes et basses du centre-bourg », comme l’a précisé récemment Paul Garin, le maire.
Le programme de contrôle des assainissements non collectifs va se poursuivre sur les cinq communes. Sur ce dernier sujet, plusieurs contribuables se sont manifestés, contestant le système de redevance actuellement mis en place par la CCBSC.
Deux aires de dépôts de bois sont également prévues sur Sarcenas et Proveysieux, au col de la Charmette. Le programme d’entretien et de sécurisation des sentiers sera poursuivi et un parcours patrimonial au cœur du village du Sappey en Chartreuse devrait voir le jour. Une grosse partie du budget 2009 devrait être consacrée à la sécurisation du ruisseau la Loue au Sappey, poursuivant ainsi les travaux entrepris sur ce cours d’eau, ainsi que des travaux d’entretien des voiries communales toujours nécessaires.
Autre dossier qui devrait voir le jour en 2009, avec une volonté forte des élus de la commune de Mont Saint Martin, la création d’une association foncière pastorale en vue de favoriser le pastoralisme bovin pendant la période estivale pour lutter contre l’emprise de plus en plus importante de la forêt sur les espaces autrefois exploités.
En fin de conseil, les élus du Sappey et de Sarcenas ont exposé le problème que crée actuellement l’exploitation du ski de fond sur leur secteur, une activité qui s’équilibre juste mais qui nécessiterait des investissements que les communes ne peuvent plus porter seules.

mardi 13 janvier 2009

Des vœux dans la tradition

C’est entourée de son conseil municipal, des élus des communes voisines du Balcon Sud de Chartreuse et de la vallée, mais aussi des acteurs de la vie locale, que Christiane Raffin avait invité la population proveysarde pour la traditionnelle cérémonie de vœux.
L’édile n’a pas manqué de revenir sur les premiers mois de ce mandat qui l’a fait arriver à la tête de la commune et sur les différentes réalisations menées par cette nouvelle municipalité : reconsidération de l’utilisation des salles de l’école, réfection du grillage d’enceinte de la cour, structure de jeux refaite, restauration du monument aux morts. Un des éléments les plus visibles est sans doute l’enfouissement des réseaux sur le hameau du Mollard, opération budgétée par les élus précédents, réalisée en début de ce mandat et qui sera poursuivie par une deuxième tranche au cours de l’année 2009.
« Si nos pensons le village de demain, nous devons avant tout réussir le village d’aujourd’hui dans lequel nous vivons. Nous n’héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ». C’est par cette dernière citation, de Saint-Exupéry, que Christiane Raffin présentait les projets de son équipe pour l’année à venir : un parking dans le hameau de Rigaudière, la réfection du préau de l’école et la création d’un chargeoir à bois au col de la Charmette en collaboration avec la Communauté de Communes et l’ONF. « Si l’intercommunalité est une nécessité, c’est aussi un rapport de forces permanent », précisait le maire. « Si nous travaillons ensemble en concertation, si nous avons des projets communs que nous voulons voir aboutir, sachons conserver notre liberté d’expression, notre tonalité, notre originalité et notre identité ».
Après avoir rendu un hommage appuyé au CCAS, au personnel communal et aux associations proveysardes, Christiane Raffin a fait le vœu que cette nouvelle année « soit celle de tous les espoirs et de toutes les solidarités ».

mardi 16 décembre 2008

Assainissement et ordures ménagères au conseil de communauté

Le dernier conseil de la Communauté de Communes du Balcon Sud de Chartreuse qui s'est tenu récemment en mairie de Proveysieux, était plutôt placé sous le thème de l’environnement et plus particulièrement du financement des services relatifs à ce sujet.
En 2009, la CCBSC devra renouveler son marché du traitement des ordures ménagères pour les quatre prochaines années. Un appel d’offres devrait être lancé incessamment pour un montant prévisionnel estimé entre 448 000 et 504 000 € HT. Ce coût important du traitement des ordures ménagères mais aussi de la collecte et du tri sélectif, pousse les élus communautaires à augmenter de manière significative la redevance annuelle. Celle-ci sera de 117 € pour les personnes seules et de 160 € pour les foyers de deux personnes et plus, soit une augmentation de 10 %.Toujours sur le sujet des ordures ménagères, il a été proposé de refaire une campagne pour l’installation de composteurs individuels et de proposer la collecte des déchets encombrants aux personnes ne disposant de moyens de déplacement.
Autre redevance en discussion au cours de ce conseil, celle concernant le SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif). Il a été proposé d’augmenter les tarifs des installations nouvelles afin d’y appliquer le montant de 5.5 % de TVA non prévu en 2008, ce qui fait passer cette redevance de 55 à 58 € (Le diagnostic premier contrôle, opération qui a débuté en 2008 reste quant à lui fixé à 25 €). Il est à noter qu’à partir de 2013, toute vente de maison devra être accompagnée d’un certificat de diagnostic qui concernera aussi l’état de l’installation.
Parmi les autres sujets abordés lors de ce conseil, la création d’un poste d’adjoint administratif à mi-temps afin de seconder le poste de la secrétaire générale et le projet d’un nouveau sentier thématique sur la commune du Sappey en Chartreuse. Celui-ci n’aurait pas de thématique particulière mais permettrait de découvrir les patrimoines historique et culturel de ce village à travers un parcours destiné plus aux promeneurs qu’aux randonneurs.
Prochaine étape pour la Communauté de Communes du Balcon Sud, son installation dans des nouveaux locaux plus spacieux et ceci sans doute dès le premier trimestre 2009.