mardi 2 septembre 2008
La station du Col de Porte pourrait repartir cet hiver
Paul Garin, maire de Sarcenas depuis 25 ans, était propriétaire des remontées mécaniques depuis 1958. Cinquante années durant lesquelles il a exploité ce matériel. Le but était à l’origine de maintenir une clientèle dans l’hôtel familial. Aujourd’hui, M. Garin s’avoue toujours passionné par les remontées mécaniques, mais à 74 ans, il a préféré passer le relais. Aucun de ses quatre enfants n’ayant souhaité prendre la relève, il a donc cherché un acheteur.
Après de nombreux épisodes et quelques rebondissements, la vente des remontées mécaniques (le matériel uniquement) a finalement eu lieu au mois de juin de cette année.
Les acheteurs privés sont cinq associés originaires de Saint-Laurent-du-Pont : Jean-Michel Bellet et Jean-Luc Billon (de la société Mellet-Billon travaux de montagne, spécialisée dans l’installation et la maintenance de remontées mécaniques) et Thierry, Denis et Frédérik Botta (de l’entreprise de travaux publics Botta).
Grosse incertitude
Les remontées mécaniques fonctionneront-elles cet hiver ? Là est donc la question désormais, car si les nouveaux propriétaires possèdent le matériel, ils n’ont pas le droit de l’exploiter. Le futur exploitant ne pourra agir que dans le cadre d’une délégation de service public (loi Montagne 1985) que lui aura octroyée la commune de Sarcenas. Cette dernière va donc lancer un appel d’offres pour exercer cette délégation de service public : les acheteurs des remontées comptent bien y répondre, mais il pourrait bien sûr y avoir d’autres candidats.
Enfin, quel que soit le nom de l’exploitant retenu, reste une grande incertitude concernant les délais car si le dossier de demande de délégation de service public est en cours de validation par la préfecture, la procédure pourrait prendre plusieurs mois pour aboutir. De quoi tempérer l’optimisme de tous, à Sarcenas, qui espèrent que les remontées mécaniques du col de Porte fonctionneront l’hiver prochain.
Dauphiné Libéré – 21 aôut
Voir aussi article Dauphiné Libéré - 19 janvier 2008
DÉLÉGATIONDE SERVICE PUBLIC
Une délégation de service public est un contrat par lequel une personne morale de droit public (la commune de Sarcenas) confie la gestion d’un service public dont elle a la responsabilité à un délégataire public ou privé, dont la rémunération est substantiellement liée aux résultats de l’exploitation du service.La commune de Sarcenas n’a pas souhaité être candidate pour exploiter le site car « elle est trop petite et ce serait trop cher, mais avec la délégation de service public, elle garde la maîtrise. De plus, avec un propriétaire privé, la commune garde également une retombée de taxe professionnelle qu’elle n’aurait pas eue en intégrant le Sivu de Saint-Pierre-Planolet. », précise M. Garin.
vendredi 25 juillet 2008
Une charte forestière pour la Chartreuse

Une route de 5 kilomètres
Par ailleurs, pour être exploitée, la forêt doit être desservie par des pistes et des routes. Ce même jour a été inaugurée la route forestière des Marcellières, longue de 5 kilomètres, qui peut desservir plus de 60 propriétaires sur le territoire de Proveysieux. La route a été réalisée à l'initiative des propriétaires forestiers. "Nous ne pouvons pas tout attendre de l'administration, il faut qu'une volonté émane de la base des forestiers" note Michel Roche, propriétaire de 5 ha sur Proveyzieux, président de l'Association syndicale autorisée (ASA) "forêt de Chartreuse" qui regroupe 110 adhérents.

Le Parc de Chartreuse et le Centre régional de la Propriété Forestière ont apporté un soutien grâce à Sylvail Ougie,r leur technicien forestier. La commune de Proveysieux a adhéré à l'Association Syndicale Autorisée. La coopérative COFALP a travaillé sur la commercialisation des bois. Une autre route a été lancée par une section de l'ASA sur St Pierre d'Entremont en partenariat avec l'ONF.
La construction de routes et de pistes peut évidemment poser des problèmes sur le plan environnemental. Mais la création de pistes peut aussi permettre de mettre en valeur des paysages. "La forêt en Chartreuse, c'est d'abord la beauté du site. Avec l'aide du Parc, un bureau d'étude a épaulé l'Association sur l'aspect paysager." remarque Michel Roche. Pour le président de l'Association "il n'est pas possible de faire uniquement du maintien de paysage et laisser dépérir la forêt. Elle a besoin de se rajeunir pour vivre. Les spécialistes de l'environnement et ceux qui connaissent l'intérêt de la forêt peuvent trouver leur compte dans un juste équilibre."
Source : Enviscope.com - 23 juillet 08
Photos : Signature de la charte à Proveysieux (photo : Martine Galiano) - La route forestière des Marcellières
dimanche 29 juin 2008
Ces fleurs des bords de route qui disparaissent
En ce début d’été, vous avez sans doute vu “fleurir” des panneaux d’information “Fauchage raisonné, Nature protégée” sur la route départementale de Proveysieux, non loin du hameau du Gua. Cette opération menée depuis 2004 par la DDE et le CGI, en partenariat avec l’association Gentiana, vise à préserver la biodiversité en supprimant l’usage des produits chimiques et en pratiquant un fauchage plus raisonnable.« En Isère, les 5200 km de départementales et 15000 km de voies communales recèlent des potentialités biologiques qui ne demandent qu’à être sauvegardées et valorisées », explique Pierre Salen, permanent de l’association naturaliste. « Face à la pression de l’agriculture intensive et de l’urbanisation, les talus et bords de routes constituent un important refuge pour la flore et la petite faune. C’est souvent un milieu de transition entre la chaussée et le paysage environnant ».
La solution proposée par Gentiana consiste à pratiquer un fauchage tardif, en juillet/août, qui permet aux plantes de terminer leur cycle de reproduction et ainsi de préparer la relève. “Parallèlement, des actions se portent aussi auprès des communes pour l’abandon des désherbants en bords de routes”.
Gentiana s’est également engagée depuis plusieurs années dans une action de connaissance et de protection de la flore sauvage des bords des routes de l’Isère. Pour ce faire, elle a lancé en 2002, l’opération « des fleurs aux bords de nos routes » inventaire de la flore et des milieux remarquables de ces milieux “presque sauvage”.
Espérons que cette initiative fera école et permettra de redécouvrir le long de nos départementales, des fleurs aux couleurs et senteurs perdues.
mardi 17 juin 2008
Les génisses des alpages
Depuis l’aube, les camions et tracteurs chargés d’animaux se sont succédés devant le chalet de l’ONF, des véhicules qui déchargent l’un après l’autre une partie du troupeau. C’est Gisèle Heldin, la présidente du groupement pastoral, locataire de l’alpage domanial, qui s’occupe de tout ce petit monde.Ils sont une trentaine, dont la plupart originaires du massif de Chartreuse, à pratiquer cet estivage sur l’alpage de la Grande Sure. Voilà 28 ans que ça dure et chacun y trouve son compte. Pas un intérêt financier, si ce n’est quelques balles de foin économisées, mais une mise en commun des moyens et surtout une décharge des soucis quotidiens qu’assumera le berger pendant quatre mois. Il y a vingt-huit ans, les moutons transhumants du midi qui occupaient cet alpage ont été remplacés par des génisses. On a ainsi préféré donner la priorité aux éleveurs locaux.
Aujourd’hui c’est un peu la fête, une fête dans la fraîcheur certes, mais que chaque propriétaire ne veut pas rater. Après un marquage d’identification par boucle d’oreille et un traitement anti-parasitaire, les animaux seront conduits en quatre ou cinq petits troupeaux jusqu’aux alpages. La famille est souvent là et ne manquera pas non plus cet événement en escortant les bovins jusqu’à Hurtières. Là-haut, il y a souvent des barrières à réinstaller, des clôtures à reprendre, des trous à baliser, des tâches qu’ils effectueront en pleine solidarité. Pendant quatre mois c’est Gisèle Heldin, présidente du groupement, mais aussi bergère cette année, qui sera maître de la situation, c’est elle qui devra s’occuper du cheptel. Les naseaux fument et dans un concert de sonnailles, les génisses ont attaqué le Pas de l’Ane, la première montée de la forêt de Génieux. Dans deux heures elles seront au col de la Grande Vache, le bien nommé, dans un décor de 350 hectares que la plupart découvriront. Peu de problèmes en général avec ces animaux, une patte cassée de temps en temps, mais les maladies et les pertes sont rares. Les génisses sont là jusqu’au dernier samedi de septembre pour la descente, encore une occasion de faire la fête !
mardi 3 juin 2008
La Chartreuse s’invite au Fontanil

Expo de mosaïques
À la Maison du Livre une exposition des originaux des plantes illustrées sur la fresque par plusieurs artistes. Diaporama, présentation du projet de “La Chartreuse au Fontanil”, de la naissance de cette idée, de l’ouvrage publié aux éditions Alzieu en coédition avec le parc naturel régional de Chartreuse (sur les plantes protégées en Chartreuse), exposition des mosaïques de paysages des massifs connus ou à connaître.
L’historique de ce projet en quelques dates
Avril 2005, le livre du conservatoire botanique national alpin “Plantes protégées en Chartreuse”, véritable arche de Noé où l’on compte près de 80 espèces végétales protégées est publié. Ce livre fait sienne la formule protéger c’est connaître. Début janvier 2007, s’adressant à Jean-Yves Poirier, le maire du Fontanil, Claude Alzieu lance l’idée de la création d’un jardin botanique sur les plantes de Chartreuse.
36 plantes illustrées par 7 artistes
De fin janvier à mi-mai 2007 plusieurs réunions de travail en partenariat entre la commune, l’Acidi et les éditions Alzieu au court desquelles chacun apportait son savoir et prenait des engagements. Ainsi un espace situé rue du Moulin fut choisi pour cette réalisation.
Sur la fresque du jardin, 36 plantes seront illustrées par 7 artistes : Lisette Blanc, Mélissa Calice, Madeleine Moizy, Marthe Salavin, Agnès Sanel, Simone Sempere et Josy Zampieri.
Roger GENEVOIS (Dauphiné Libéré)
jeudi 29 mai 2008
Eliane Giraud réélue présidente du Parc de Chartreuse
Les délégués et suppléants des 60 communes adhérentes se sont réunis ce mardi 27 mai pour désigner le président du Parc Naturel Régional de Chartreuse puis, par collège, les délégués du bureau du parc. Ces instances auront à conduire les orientations de la nouvelle charte, récemment reconduite par un décret jusqu’en 2019, pour un territoire composé aujourd’hui de 60 communes dont 8 nouvelles.Doyen de l’assemblée, Paul Garin, maire de Sarcenas et « plein d’optimisme pour l’avenir du parc » présidait l’ouverture de cette séance de réinstallation : conseillère régionale déléguée à l’agriculture, au développement rural et aux Parcs, Eliane Giraud, élue présidente du PNR de Chartreuse en 2001, seule candidate déclarée, été reconduite dans ses fonctions par 110 voix contre 9 bulletins blancs ou nuls. (Eliane Giraud avait déjà été élue vice-présidente de 1998 à 2001).
Une présidente qui plaça sa candidature « sous un fonctionnement collégial » initié il y a 7 ans, «garant d’une vision partagée, le conseil syndical devant être aussi lieu d’échanges et de partage d’informations », et qui entend continuer à s’appuyer sur un exécutif très actif qui a su démontrer son aptitude à dépasser les clivages. « La Chartreuse, riche de son patrimoine, de sa culture, de son passé, est un territoire de projets (...) Le Parc n’est pas une superposition de projets mais un plus pour chaque projet » soulignait Eliane Giraud qui souhaite la mise en place de groupes de travail autour d’actions ponctuelles en plus du travail des commissions.
On passait alors à l’élection du bureau syndical, composé de 32 membres élus par six collèges (Région Rhône Alpes, Conseils Généraux Isère et Savoie, Villes portes et communautés d’agglomération, communes de Haute Chartreuse et Avant Pays Savoyard, communes de Piémont de Chartreuse). Un 7e collège, ne requiérant pas d’élection, est composé des 5 présidents des communautés de communes du territoire.
Les vices-présidents seront désignés lors de la prochaine réunion du bureau le 13 juin.
Martine GALIANO – Dauphiné Libéré – 29 mai 2008
Photo : Eliane Giraud, lors de l'inauguration du sentier des meulières à Mont Saint Martin en octobre 2006
A noter aussi qu’ Eliane Giraud a été élue le 23 mai dernier à Bruxelles, vice-présidente aux Affaires extérieures de PURPLE (Plateforme européenne des régions périurbaines) . Elle aura en charge la communication avec les nouveaux membres de l’Union européenne, l’élaboration d’une stratégie pour l’élargissement du réseau Purple, les relations avec les autres réseaux travaillant sur les espaces périurbains. PURPLE est l’association d’une quinzaine de grandes Régions européennes mobilisées pour faire reconnaître par la Commission européenne la spécificité des espaces périurbains ouverts menacés par l’extension urbaine
(source : site Web : sillon38)
mercredi 28 mai 2008
Des bouquetins en Chartreuse ?
Un projet de réintroduction de cet animal est à l'étude, un projet à l'initiative de la DIREN (Direction Régionale de l'Environnement). Un certain nombre d'interlocuteurs ont été contactés, des collectivités locales aux chasseurs, des alpagistes aux forestiers, des scientifiques aux associations de protection de la nature et chacune des parties a pu s'exprimer sur les avantages et inconvénients de l'arrivée de l'animal en Chartreuse.
Plusieurs logiques s'affrontent quant aux avis exprimés : logique économique, enrichissement de la biodiversité, dégâts éventuels, compétition avec d'autres espèces...
Le débat est encore sur la table et entre les mains de quelques décideurs, mais il est fort possible que le bouquetin fasse un retour remarqué dans notre massif en 2009-2010 à la grande joie des randonneurs et naturalistes. Plusieurs sites pourraient accueillir cette opération dont le massif de la Sûre.
lundi 26 mai 2008
Un sentier tout neuf au Charmant Som
Le site de ce sommet bien connu des habitants du massif (1867mètres) est un point d’attraction pour les randonneurs mais aussi pour les touristes en vacances dans le massif (20 à 30000 personnes chaque année). Ce sommet emblématique était jusqu’à présent parcouru de sentiers « sauvages » non maîtrisés et l’absence d'équipements avait entraîné dégradation des milieux naturels et érosion des sols.Le site est situé dans une zone Natura 2000, objet d’une protection retenue dans le cadre d’une directive européenne. Il fait ainsi partie d’un réseau de 16 sites Rhône Alpins du programme européen LIFE Nature et Territoires. La démarche LIFE ( Ligne d’Intervention Financière pour l’Environnement) permet de réaliser des actions de préservation des milieux naturels et de maintien des activités locales. On connait notemment le site pour son alpage fréquenté chaque année par un troupeau de tarines.Fin 2007, le sentier du Charmant-Som a été restauré sur toute sa longueur. Les milieux dégradés ont été restaurés pour empêcher de nouvelles intrusions. Un cheminement plus aisé a été créé et deux panneaux ont été installés à l’entrée du site pour informer le public de l’opération.Le chantier a été réalisé par l’Office National des Forêts. Il a été financé grâce à des financements de l’Europe (programme Life), du Conseil Général de l’Isère et du Parc naturel régional de Chartreuse (Conseil Régional Rhône-Alpes).
samedi 24 mai 2008
Les artistes ouvrent leurs portes
Pour la 11ème année consécutive, 22 d’entre eux répartis sur 14 communes du massif ouvrent donc leurs portes. Ce sera aussi l’occasion de partir à la découverte de la Chartreuse, de sa diversité et de son patrimoine culturel mais aussi naturel.
Sur Proveysieux, elles sont trois à participer à cette action, trois artistes peintres qui ont choisi ce massif pour installer leurs ateliers.
Monique Navizet, peintre et céramiste, s’exprime sur différents supports, toiles de lin anciennes, vieux bois ou ardoise, en utilisant des pigments mélangés à des poudres minérales et différentes colles. Ses sculptures et céramiques sont en raku et terres enfumées, associés parfois à d’autres matériaux. Martine Sayag travaille quant à elle sur le corps humain, son amplitude, ses mouvements qu’elle décline sous des traits opulents et nerveux. Toutes deux habitent au hameau du Gua dans les hauteurs du village. Il faut faire encore quelques kilomètres, le long de cette vallée du Tenaison, pour arriver à l’atelier d’Hélène Roy ouvert entre la montagne et le ciel. Comme elle aime à le préciser elle-même, « je peins ce que je vois : des taches, des surfaces de couleurs qui composent des paysages ou des visages, des mouvements et cheminements ».
Leurs ateliers seront ouverts ce week-end et le suivant, l’occasion pour tous de découvrir ces artistes buissonniers dans leurs lieux d’inspiration et de création.
Plus de 200 concurrents au Cross de la Foire
Voir le diaporama réalisé par Philippe Faucheux ci-contre.
Les résultats :
5 km : POUGET Julien (21mn10 s), CLIER Antonnin 21mn 40 s, VERQUIN Pascal ( 21 mn 58 s) 1 ère femme DE PAULE Marianne ( 29 mn 41 s) ;
18 km : GAUCHET Jean Pierre (1 mn 12 ‘), BENTOUMI Nourredine (1 h 14 mn ), VITTOZ Yannick (1 h 15 mn )
Résultats complets sur le site du cross.